8h00 : Réveil difficile : Je suis encore assoupi et je sens à cet instant quelqu'un qui me tapote sur l'épaule pour me faire lever. Horreur. J'ouvre les yeux et Ribery est là, à 10 cm de mon visage, un filet de bave coulant le long de son menton. J'hurle à la mort.
8h10 : P'tit dèj. Tout le monde est assis autour d'une grande table rectangulaire avec au boût, une place vide.
8h12 : Domenech arrive sur son trône soulevé par quatre porteurs de la fédération française de foot et prend place en boût de table. Ben putain il a vraiment pris la grosse tête depuis le mondial...
8h13 : Sagnol fait la gueule. J'lui demande : « T'aimes pas le p'tit dèj ? ». « Ben si j'adore pourquoi... ». C'ui là, comment on sait jamais quand il est content...
8h30 : Début de l'entrainement : pour commencer footing pour tout le monde, sauf Vieira et Makelele qui participeront à l'atelier « cadrage de frappes ». C'est Coupet qui sera dans les buts.
8h37 : Tout le monde est mort de rire. Coupet est en train de pioncer debout dans sa cage la bouche grande ouverte. Ils ont pas cadré une frappe. Même Sagnol a arrêté de faire la gueule pendant un moment quand il a vu ça. Si si, j'l'ai vu... Même que quand je l'ai remarqué, il s'est remis à faire la gueule et il a dit « Oh les gars, c'est mou ce footing ». A mon avis, comment il était vert...
8h50 : Ensuite le coach a décidé qu'il était important de travailler les sprints, c'est important pour faire la différence. Ribery a gueulé : « FERENCE !!! ». Fier de lui, il s'est retourné vers tout le monde pour voir qui l'approuvait... Ne voyant personne, il s'est mis à bouder et il a dit : « Pfff, celle là elle fait rire à l'OM normalement... ».
8h55 : Début des sprints. Les joueurs s'élancent deux par deux. Tout se passe bien jusqu'à ce que Henry et Boumsong partent en même temps.
8h55 et 37 centièmes : Henry en finit avec sa course. Boumsong part pleurer.
9h30 : Le coach décide ensuite d'organiser un p'tit match amical. Ce sera les bleus contre les rouges.
9h35 : C'est parti et premier but pour les bleus ! Abidal et Malouda n'y étaient pas du tout. Ils discutaient de la dernière Jaguar, et Abidal se demandait si cela valait le coup de la prendre avec les phares anti-brouillard. 1-0.
9h42 : But pour les rouges ! Landreau est directement mis en cause. Ca fait depuis le début du match qu'il essaie de faire ses lacets. 1-1.
9h48 : Re-but pour les rouges. A force de faire de trop grandes enjambées, Vieira a fini par se faire un p'tit pont à lui-même. Henry récupère, frappe, et marque après que le ballon ait touché les quatre poteaux. Oui oui, les quatre : le poteau gauche, la transversale, le poteau de corner et le poteau droit. Henry a fêté ce but incroyable comme il sait si bien le faire : en imitant Sagnol. 2-1.
10h03 : Et égalisation des bleus, à la toute dernière minute du temps additionnel. Slalom incroyable de Ribery qui dribble tout le monde : les joueurs, l'arbitre, le coach, le poteau de corner, Boumsong (il a quand même eu moins de mal qu'avec le poteau de corner), et marque d'une frappe terrible... Contre son camp. 2-2 score final.
10h10 : Détente. Tous les joueurs sont invités à faire un tennis. Pour déconner, Abidal a sorti à Escudé : « Ah ben tu vas enfin pouvoir montrer ce que tu sais faire sur un terrain ! ». Escudé, le pauvre... Vu qu'il essaie de s'intégrer, il a été obligé de rire. Dur...
11h25 : On se décide à expliquer à Trezeguet qu'au tennis le but n'est pas de mettre la balle dans les filets, mais de la faire passer au dessus.
12h00 : Pause midi avec les femmes des joueurs. Depuis que Karembeu a arrêté (qui a demandé pourquoi il a commencé ?), c'est tout de suite un peu plus chiant.
12h10 : Il me vient à l'esprit une question : quelle est la différence entre une femme de footballeur et un meuble Ikea ?
12h11 : Je trouve la réponse à ma question : y en a pas. Les deux sont faciles à emballer, et facile à monter.
12h23 : Il fallait s'y attendre. Le bizutage d'Escudé a commencé. Malouda lui a fait la fameuse blague du bout de pain dans la purée, bien connue de toutes les écoles maternelles de France. Escudé se force encore à rire...
12h35 : Fin du repas : les joueurs décident à l'unanimité que c'est Escudé qui fera la vaisselle. Le pauvre s'y rend en traînant les pieds. J'vais le voir : « T'en fais pas va ça pourrait être pire ». « Ah ouais ? ». « Ben si... Rien que moi j'ai déjà passé UNE journée au PSG ! ». Là, il a choppé la plus grosse marmite et a commencé à la récurer comme un dingue. Comment ça lui a remonté le moral...
13h00 : Sieste. Sauf Escudé, qui a décidé de refaire intégralement la peinture de l'hôtel.
14h00 : Séance vidéo. On regarde des extraits des grands matchs de l'Ecosse : Ecosse-Malte, Islande-Ecosse, ou encore Kenya-Ecosse. Mais on a du tout arrêter à cause de Vieira, Thuram et Henry qui ronflaient trop fort.
14h42 : Le coach nous dit : « Attention à MacFadden et MacAllister !!! ». Ribery a osé : « Et MacDeluxe ? ». Il a quand même regardé autour de lui pour voir si quelqu'un esquissait un sourire, sans trop y croire, mais non, encore un bide...
15h30 : Reprise de l'entraînement. Toute l'équipe dépasse facile les trois grammes. C'est Coupet qui a insisté pour nous faire découvrir les whisky du coin, sauf Ribery qui s'est mis minable au Champomy dans son coin.
15h31 : Le coach (un peu sec aussi), dit qu'on va jouer en 4-4-2. Illico, tous les joueurs se placent comme il faut. Incroyable ! Ah ben si... 4 libero, 4 ailiers et 2 gardiens, c'est un 4-4-2, désolé...
16h56 : Le coach arrive finalement à placer l'équipe, et vient le choix de l'avant centre... Saha est raide mort dans un fossé, et Anelka chante à tue tête le tube préféré de la maison de retraite de Pontault-Combault, « Viens boire un pti coup à la maison ». Là, le coach regardait ses pompes en marmonnant : « Ne pas regarder Trezeguet dans les yeux, Ne pas regarder Trezeguet dans les yeux, Ne pas regarder... ». En effet, le pauvre arrêtait pas de le regarder avec sa ptite mine implorante. Et là tout est allé très vite : Soit il fait confiance à Trezeguet, soit il appelle un autre attaquant, et là il a le choix entre Steve Marlet et... Steve Marlet. Vous connaissez la décision finale...
18h00 : Début du match, et les pires craintes sont confirmées : Ribery est encore bourré.
19h45 : Fin du match et défaite de la France... Au niveau des joueurs, à noter que Henry a été brillant : accélérations, débordements, dribbles. Malheureusement son seul appui dans la surface fut Trezeguet, qui signalons le, fut au niveau. De Dhorasso malheureusement... Quant à Ribery, dès qu'il tentait un dribble, il partait à gauche et le ballon à droite.
19h50 : Vient alors l'heure de la traditionnelle interview de Raymond Domenech, par David Astorga. Ca commence fort, avec LA question ouverte imparable : « Alors Raymond, ce match ? ». Le seul truc, c'est que le coach a la technique maintenant, la voici : commencer par faire les grands yeux en regardant le sol, se gratter le sourcil droit et dire : « Boaof, c'était un match... ». Néanmoins, David ne se désunit pas et enchaîne : « Racontez nous le but ». « Pfff vous savez, c'est pas vraiment un but... En même temps ça tombe bien c'était pas vraiment une équipe... ». Trop fort le coach...
PS : Désolé pour le montage un peu complètement pourri.

