Hier on jouait contre Nancy en championnat.
Et bon vu qu'on était sur une bonne dynamique après la victoire contre Strasbourgue, je me suis dis que ça pourrait, peut être, éventuellement, pourquoi pas, être une bonne chose de gagn... enfin pas perdre, ça sera déjà pas mal.
Parce que attention, Nancy c'est l'équipe surprise du début de saison. Le problème c'est qu'ils se sont un peu fait la surprise à eux mêmes et du coup Aulas est allé chez eux pour leur demander de s'excuser d'avoir été premiers si longtemps et pour qu'ils promettent de plus recommencer.
Mais bon, si ils sont bon Nancy c'est grâce à leur entraîneur, Pablo Coréen. Alors du coup moi je suis allé lui demander comment il faisait pour réussir à faire gagner une équipe pourrie du Nord de la France. Disons que ça m'arrangerait de savoir...
J'arrive et il me salue : « Salut Paulo ! ». J'aime bien quand on m'appelle Paulo. Ca me rappelle l'époque où je jouais au PSG (et qu'on gagnait...) et les fois où on faisait des concours de cassage de tibia contre l'OM. « Salut Pablo ! En fait, je viens te voir parce que j'aimerais bien savoir comment tu fais pour gagner des matchs avec ton équipe... ». Au début il était pas très chaud, mais on a fait un marché : il m'a fait promettre qu'on marquerait pas de buts contre eux pour le match de ce soir. Moi j'ai accepté, je me suis dit que ça devrait pas être dur de convaincre Mendy de foirer son match, ou de demander à Rothen de faire aucunes passes à Pauleta par exemple... On était donc d'accord !
Il a commencé par me dire que les bases au PSG étaient bonnes pour faire comme à Nancy. Je lui dis « Comment ca ?!? A Paris c'est la crise tous les jours sauf des fois le vendredi soir parce que y a les Enfants de la télé ». Il m'a dit que les bases étaient les mêmes qu'à Nancy parce qu'on avaient que des contrefaçons de joueurs de foot dans l'effectif. Du coup il m'a conseillé une bonne dose de Bakayoko en attaque, et un peu de Trévisan dans les buts par exemple. « Quoi ?? Mais y sont périmés ces joueurs ! Et ils valent pas un clou ! ». Il m'a dit « Je sais mais t'as qu'à voir : nous on a recruté Gregorini et on est en Ligue des Champions pour le moment ». Pétard, j'ai rien compris...
Du coup, je suis parti un peu déçu, j'aurais espéré qu'il me file une invocation marabout ou un talisman de tirs cadrés par exemple. Mais quand je suis rentré j'ai eu une surprise : C'est Roche qui avait programmé sur son minitel un programme d'aide à la composition d'équipe. Génial je me dis, on va pouvoir expliquer des trucs aux joueurs, genre qu'est-ce que c'est qu'un pressing, ou je sais pas moi, un tacle par exemple.
Enfin bon j'étais déçu : en fait Roche avait juste choppé le programme que Domenech avait fabriqué un soir de beuverie, après s'être retapé tous les matchs de la Slovaquie depuis 1987.
Bon ben finalement le match est arrivé. 0-0, ouf ! On a pas perdu ! Pourtant on eu chaud. A un moment Fortune, l'attaquant de Nancy, a raté la cage vide à trois mètres, alors que Landreau avait la tête dans le gazon. Enfin bon, Fortune, c'est pas l'El Dorado...
